Enquête: Qu’est-ce qui a tué toutes les huîtres?
Désastre chez des producteurs d'huîtres de l’Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick: presque toutes leurs huîtres sont mortes! Qu’est-ce qui a provoqué cette hécatombe? Attrape ta loupe de détective, on va essayer de trouver le coupable. 🔍
Première étape: comprendre comment les ostréiculteurs (c’est le nom qu’on donne aux producteurs d'huîtres!) cultivent des huîtres. Fais défiler les images pour le découvrir.👇
Les ostréiculteurs sont habitués à retrouver certaines huîtres mortes après l’hiver. C’est normal. Quand ça arrive, la coquille sent très mauvais! Ils retirent alors ces huîtres mortes de l’eau pour éviter de contaminer les autres.
Mais, cette année, dans certains élevages de l’est du Canada, presque tous les mollusques sont morts! Tyler Hardy, un ostréiculteur d’East Bideford, à l'ouest de l’Île-du-Prince-Édouard, estime avoir jeté près de 100 000 $ d'huîtres en une seule journée.
Que se passe-t-il? 😱
Le principal coupable, c’est le parasite Haplosporidium nelsoni, un minuscule animal qui rend les huîtres très malades. Rassure-toi, il est inoffensif pour l’humain! Même si tu mangeais des huîtres contaminées, tu ne tomberais pas malade.
D’habitude, quand l’hiver est très froid et qu’il y a une bonne couche de glace sur l’eau, les parasites meurent. Mais, avec les changements climatiques, l’eau se réchauffe et il y a de moins en moins de glace l’hiver. Résultat: les parasites survivent et contaminent un grand nombre d’huîtres.
En plus de ça, il pleut moins qu’avant, il y a donc moins de nourriture qui voyage des rivières jusqu’aux huîtres. Cela affaiblit encore plus les mollusques, qui manquent de force pour résister au parasite.
Des solutions?
À l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, les huîtres représentent une industrie très importante. Certaines familles en cultivent depuis des dizaines d’années. Avec toutes ces huîtres mortes, des centaines de personnes risquent de perdre leur emploi.
Comment les aider?
🦪 Faire venir des huîtres plus résistantes à ces maladies
C’est une bonne idée, mais il faudrait faire bien attention à ce que ces huîtres venues d’ailleurs n’apportent pas de nouvelles maladies avec elles.
🦪 Sélectionner des huîtres locales qui ont résisté à la maladie
À partir de ces huîtres survivantes, on pourrait produire des bébés huîtres résistantes à la maladie et parfaitement adaptées aux eaux de l’est du Canada.
🦪 Comprendre comment fonctionne le parasite
Une équipe de chercheurs du Nouveau-Brunswick a déterminé en détail ce que le parasite Haplosporidium nelsoni porte à l’intérieur de lui (son ADN). Ces découvertes vont permettre de:
🦠 trouver des traces du parasite dans l’environnement
🦠 comprendre comment le parasite se développe
🦠 comprendre comment il passe d’une huître à une autre
🦠 aider à choisir des huîtres qui lui résistent
Toutes ces solutions sont bonnes. Mais, dans tous les cas, il faudrait plusieurs années avant que les ostréiculteurs aient de nouvelles huîtres prêtes à vendre. En attendant, ils demandent de l’argent au gouvernement de leur province pour les aider à surmonter cette épreuve.
As-tu déjà mangé des huîtres? Est-ce que tu trouves ça bon? Ou préfères-tu d’autres fruits de mer?
Cet article a été produit grâce à une collaboration avec le
et la participation financière du
