Un problème, un souci? La commissaire attend ton appel!
Marie-Eve Brunet Kitchen a une mission: protéger tous les enfants du Québec. Depuis qu’elle est devenue la première commissaire au bien-être et aux droits des enfants en mai 2025, elle travaille à bâtir son équipe. C’est maintenant fait! Les jeunes qui vivent ou sont témoins d’une injustice peuvent maintenant «cogner à sa porte» pour trouver de l’aide. Comment ça marche au juste? Marie-Eve a répondu à mes questions.
Marie-Eve, les enfants peuvent maintenant contacter ton équipe pour obtenir des conseils et de l’aide. Sur quoi au juste?
Si un jeune au Québec vit quelque chose qu’il trouve injuste, ou s’il est témoin d’une situation qu’il trouve injuste, il peut nous contacter. Il n’a même pas besoin de demander la permission. Quand on a un problème, on ne sait pas toujours par où commencer, ou qui peut nous aider. Mon équipe et moi, on veut être la «première porte» à laquelle on peut cogner.
Comment ça fonctionne?
L’enfant peut nous appeler, nous texter ou nous écrire par courriel.
Pour joindre l’équipe de la commissaire
Du lundi au vendredi de 11h à 21h30 / samedi de 9h à 16h.
Par téléphone ou texto: 450-222-2303 ou 1-888-944-4455
Par courriel accueil@enfants.quebec
Peux-tu me donner un exemple de ce que vous faites?
Oui, par exemple, un jeune nous dit: «Mon grand frère me taquine tout le temps et je n’aime vraiment pas ça». Ce n’est pas un problème que mon équipe peut régler, mais on va accompagner l’enfant vers la bonne ressource et même faire le premier contact avec lui. Dans les cas où il y a plusieurs étapes, que c’est compliqué, on va conseiller le jeune et l’aider à comprendre ses droits. Et s’il le souhaite, on peut même l’accompagner à certaines rencontres. Quand un enfant nous appelle, il n’est plus seul avec son problème. Peu importe la situation, la porte du commissaire sera toujours une bonne porte.
En novembre, on t’a présenté le logo de la commissaire: la renarde et son ballon-lune (à gauche dans le cercle). On la retrouve ici, en train d’écouter les confidences d’un petit raton! Ça représente bien le travail de Marie-Eve et son équipe.
Ton rôle à toi, ce n’est pas de répondre directement aux enfants. Que fais-tu?
On veut aider les enfants qui nous contactent, mais aussi travailler pour éviter que d’autres vivent la même chose. Si plusieurs jeunes vivent un même problème, on peut se demander si ce n’est pas le système qui est responsable. En tant que commissaire, je peux lancer une enquête pour comprendre pourquoi une situation se produit ou se répète. Après une enquête, mon équipe et moi pouvons faire des recommandations pour que les choses changent. Si les changements prennent trop de temps, nous pouvons rendre la situation publique et en informer l’Assemblée nationale.
Il y a un an, tu m’avais mentionné ton projet de faire une grande tournée du Québec pour rencontrer les enfants. C’est toujours dans les plans?
Absolument! Cet automne et cet hiver, nous allons visiter toutes les régions du Québec et rencontrer des classes du primaire et du secondaire. On veut entendre les idées des jeunes, mais aussi les défis et les injustices qu’ils rencontrent. Mon équipe et moi avons demandé au gouvernement de créer une charte québécoise des droits des enfants. Et pour nous, ça ne peut pas se faire sans d’abord consulter les enfants!
Nous sommes en pleine campagne électorale. Est-ce que la commissaire a des demandes à faire au futur gouvernement qui sera élu le 5 octobre?
Peu importe quel parti sera au pouvoir, nous avons une attente claire: nous voulons que les élus fassent des droits des enfants une priorité!
Et toi, qu’aimerais-tu que le futur gouvernement du Québec fasse pour les enfants?
